Publication
Cover of publication

Covid-19: Sectorial impacts & recovery levers for the European economy

Portrait of Olivier de Panafieu
高级合伙人, Managing Partner Paris Office
巴黎办公室, 西欧
+33 1 5367-0908
Portrait of Eric Kirstetter
高级合伙人
巴黎办公室, 西欧
+33 1 53 67-0988
2020年6月15日

Alors que la France et l’Europe traversent la deuxième phase de la crise liée au COVID-19, une période de transition sanitaire, nous partageons notre analyse sur les impacts macroéconomiques par secteurs et formulons des recommandations pour créer les conditions d’une reprise économique en Europe.

· La crise et son retour à la normalité se construisent autour de 4 phases : le choc initial (S1 2020), la transition sanitaire (S2 2020), la reprise économique (2021-2023) pour aboutir à une nouvelle normalité (à partir de 2024).

· Les conditions de la reprise économique semblent davantage liées à la capacité d’un pays à générer de la confiance chez les consommateurs et les investisseurs, qu’au niveau d’exposition du pays pendant la crise sur ses secteurs stratégiques.

· Malgré les disparités qui peuvent exister entre les pays européens, l’Union Européenne doitformuler une réponse coordonnée pour faire face aux plans de relance massifs de la Chine et des États-Unis.

  • La temporalité de la reprise
La crise sanitaire liée au COVID-19 et les mesures de confinement qui en ont résulté ont entraîné un choc économique aussi bien sur l’offre que sur la demande sur l’ensemble du continent européen au premier semestre 2020.Après ce choc, la majorité des pays de l’Union traverse aujourd’hui une deuxième phase qui devrait couvrir le second semestre 2020, celle de la transition sanitaire : l’offre et la demande sont toujours impactées par les restrictions mais l’activité commence à reprendre dans un cadre bien spécifique.L’étape suivante, celle de la reprise économique, n’interviendra que lorsque le virus sera maîtrisé et les contraintes sanitaires complètement levées, sur une période allant de 2021 à 2023. Pour à terme aboutir à une situation de nouvelle normalité à partir de 2024, construite sur la base des nouveaux modes de consommation.

  • La temporalité de la reprise

La crise sanitaire liée au COVID-19 et les mesures de confinement qui en ont résulté ont entraîné un choc économique aussi bien sur l’offre que sur la demande sur l’ensemble du continent européen au premier semestre 2020.

Après ce choc, la majorité des pays de l’Union traverse aujourd’hui une deuxième phase qui devrait couvrir le second semestre 2020, celle de la transition sanitaire : l’offre et la demande sont toujours impactées par les restrictions mais l’activité commence à reprendre dans un cadre bien spécifique.

L’étape suivante, celle de la reprise économique, n’interviendra que lorsque le virus sera maîtrisé et les contraintes sanitaires complètement levées, sur une période allant de 2021 à 2023. Pour à terme aboutir à une situation de nouvelle normalité à partir de 2024, construite sur la base des nouveaux modes de consommation.

  • Sur la base de ces trois incertitudes, trois scénarios de reprise peuvent être imaginés :

- Un scénario optimiste : l’onde de choc initiale est stoppée car l’aide publique est venue soutenir la consommation et donc la demande.

- Un scénario intermédiaire : une dépression durable s’installe, affectant la confiance des ménages qui concentrent leurs dépenses sur les biens nécessaires, ainsi que tous les secteurs qui ne sont pas jugés comme tels.

- Un scénario pessimiste : une récession de longue durée s’installe, entraînée par une incertitude sanitaire qui engendrerait un choc massif d’offre et de demande en 2020, conduisant à une forte spirale déflationniste.

  • Les leviers de relance pour les acteurs privés et public
L’ensemble des acteurs aussi bien privés que publics doit se mobiliser pour surmonter les conséquences économiques de la crise. Cette mobilisation doit être coordonnée afin d'être prêts à faire face à la concurrence extra-européenne dans un contexte de nouvelle normalité, ce qui demande de :

- Protéger le tissu économique pour garantir les conditions de la reprise, en soutenant la trésorerie des entreprises mise à mal pendant le confinement, avec des investissements publics importants (d’ores et déjà 1 800 milliards d'euros annoncés par les Etats européens, et 500 milliards annoncés par l’Union Européenne).

- Soutenir la reprise de la demande dans un contexte de contraintes sanitaires fortes, en aidant les entreprises à transformer leur offre pour s’adapter aux nouveaux modes de consommation, notamment via un soutien des acteurs publics (digitalisation, automatisation, …).

- Transformer les actifs productifs pour s’adapter à la nouvelle normalité, en conservant un sensible budget R&D et modernisation, malgré le contexte qui pourrait inciter à se concentrer sur la rentabilité à court et moyen terme. Les pouvoirs publics pourraient également miser sur des champions européens dans des secteurs prometteurs, via des financements et un assouplissement des lois, notamment sur la concurrence.

- Identifier des sources potentielles de financement, notamment via la fiscalité (pour protéger les acteurs européens) et l’épargne (accumulée pendant le confinement et orientée vers l’économie européenne).

  • Les défis européens
Afin d’optimiser l’efficacité de ses leviers et s’imposer en tant que puissance économique et commerciale face à la Chine et les États-Unis, les Etats européens devront proposer une réponse coordonnée pour sortir de cette crise. Une telle coordination sera par ailleurs nécessaire pour répondre à trois défis communs :

- Maintenir la cohésion de l’Union Européenne pour faire face aux potentielles mesures protectionnistes des États-Unis et de la Chine, et faire bénéficier à la production européenne d’un marché intérieur de 15 900 milliards d’euros. Il faudra pour cela surmonter les disparités au sein de l’Union pour éviter les plans de relance contradictoires.

- Préserver une position de leader sur la scène économique mondiale en protégeant les champions européens (notamment dans l’aérospatial et l’automobile) de la faillite, de la pression concurrentielle et des fusions-acquisitions. Cette politique viserait à financer ces entreprises à court et moyen terme, optimiser leur modèle via la digitalisation et l’automatisation, et assouplir les règles de la concurrence en Europe pour leur permettre de se soutenir entre elles.

- Poursuivre la transition écologique malgré les urgences économiques en définissant les plans de relance sur cette base, et en évaluant la potentialité de ruissellement des investissements verts sur l’économie européenne.

blue background
Focus

Covid-19: Sectorial impacts & recovery levers for the European economy

{[downloads[language].preview]}

As France and Europe go through the second phase of the VIDOC-19 crisis, a period of health transition, we share our analysis of the macroeconomic impacts by sector and make recommendations for creating the conditions for an economic recovery in Europe.

Published 六月 2020. Available in
Portrait of Christophe Angoulvant
高级合伙人
巴黎办公室, 西欧
+33 1 5367-0984
Portrait of Laurent Benarousse
高级合伙人, 全球监事会成员
巴黎办公室, 西欧
+212 529 0113-54
Portrait of Didier Bréchemier
高级合伙人
巴黎办公室, 西欧
+33 1 5367-0926
Portrait of Jean-Michel Cagin
高级合伙人
巴黎办公室, 西欧
+33 1 53 67 03 36
Portrait of Emmanuel Fages
合伙人
巴黎办公室, 西欧
+33 1 5367-0390
Portrait of Ambroise Lecat
合伙人
巴黎办公室, 西欧
+33 1 7092-8944
Portrait of Sébastien Manceau
合伙人
巴黎办公室, 西欧
+33 1 5367-0355
Portrait of Matthieu Simon
合伙人
巴黎办公室, 西欧
+33 1 7092-8937
Portrait of Stéphane Tubiana
合伙人
巴黎办公室, 西欧
+33 1 5367-0964
加载更多